• Durant l'hiver 1981, il part à Ibiza enregistrer un sixième 33 tours avec de nouveaux musiciens, dont le batteur américain Joe Hammer. À 30 ans Balavoine veut entamer un nouveau virage musical, plus rock, plus électronique, s'écartant de plus en plus de l'acoustique. En avril sort Vendeurs de larmes porté par la chanson Vivre ou survivre, qui devient très vite un tube.

     

    Dieu que l'amour est triste, Soulève-moi et le titre éponyme de l'album sont aussi notables. Ce disque rencontre un grand succès public et obtient le prix Diamant de la chanson française.

     

    Estimant que ses productions sont maintenant dignes de concerts plus imposants, il investit la plus grande salle parisienne de l'époque, le Palais des sports, où il joue à guichets fermés du 9 au 13 juin 1982. Les moyens mis en œuvre sont importants et Balavoine offre au public un grand spectacle[11]. Séduit par l'acoustique du lieu ainsi que son ambiance, il restera fidèle à cette salle.

     

    Il se voit également proposer un second rôle au cinéma dans le film Qu'est-ce qui fait craquer les filles....


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  • Balavoine se produit à l'Olympia du 31 janvier au 2 février 1980.

     

    Toujours en ce début d'année 1980, il apparait dans le film Alors... Heureux ? jouant le rôle d'un brancardier homosexuel ; il compose également la musique du film.

     

    Il fait aussi sensation le 19 mars 1980, lors d'un débat au journal de midi sur Antenne 2[9] au cours duquel il prend à partie François Mitterrand, alors premier secrétaire du Parti socialiste et par la même occasion les journalistes présents sur le plateau, les accusant d'ignorer les problèmes de la jeunesse dans un monologue resté célèbre. Les médias l'érigent alors en porte-parole de cette même jeunesse ; un rôle qu'il réfute et dont il désirera toujours se défaire estimant que ce n'était pas du tout son intention[réf. nécessaire]. Créant la polémique, il devient désormais un invité incontournable des émissions-débats[10], devenant un « bon client » aux yeux des médias. Après cette intervention, il est catalogué comme chanteur engagé dans l'esprit du grand public[réf. nécessaire].

     

    En bon ami, il soutient à l'époque la candidature de Coluche à l'élection présidentielle de 1981. Après le retrait de ce dernier, François Mitterrand lui demande de se joindre à sa campagne[réf. nécessaire] ; Balavoine sensible aux idées de gauche, chante dans la première partie de ses meetings pendant quelques semaines avant de se rétracter, refusant ce qu'il estime être une récupération politique[réf. nécessaire].

     

    En novembre 1980, il revient avec l'album Un autre monde, disque contenant les tubes : Mon fils ma bataille (inspiré du divorce de son guitariste et ami Colin Swinburne), Je ne suis pas un héros (initialement écrit pour l'album À partir de maintenant de Johnny Hallyday), La vie ne m'apprend rien, qui deviennent des incontournables de son répertoire, tout comme, dans une moindre mesure, Lipstick Polychrome.

     

    Fort du succès de ses nouvelles chansons, Daniel réinvestit la scène de l'Olympia du 10 au 14 mars 1981. Il fait salle comble et enregistre son premier album en public, Balavoine sur scène qui parait en novembre 1981. La Chine est très présente dans ce spectacle[précision nécessaire]. Il entame ensuite une grande tournée et participe, le 22 octobre, au concert 100 artistes pour les prisonniers d'opinions, au profit d'Amnesty International.


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  • En octobre 1978 sort l'album studio de Starmania[5], dont, de nombreux titres deviennent en quelques semaines des hits. Balavoine y interprète Quand on arrive en ville, Banlieue nord et le SOS d'un terrien en détresse, composé et taillé sur mesure à sa voix. Le disque demeure la septième meilleure vente française de l'Histoire, cumulant deux millions deux cent mille unités[6]. (L'œuvre, plus tard, adaptée en anglais sera tout aussi bien accueillie à l'étranger).

     

    En parallèle - et après deux 45 tours encore peu rentables : Je suis bien et Le français est une langue qui résonne - Daniel Balavoine enregistre son troisième album Le Chanteur avec le groupe Clin d'Œil (Patrick Dulphy: guitares acoustiques, Bernard Serre: basse, Roger Secco: batterie / chant, Hervé Limeretz: claviers, Jean-Paul Batailley: percussions / batterie, Patrick Bourgoin: cuivres, Guy Balavoine: chœurs, Colin Swinburn: guitare), dans les bacs quelques semaines avant la sortie de Starmania. Clin d'Œil participera aussi aux deux albums suivants. La chanson Le Chanteur qui donne son titre à l'album, obtient un succès fulgurant et se vend à plus d'un million d'exemplaires, entraînant avec lui quelque huit cent mille albums vendus[réf. souhaitée]. Avec ce titre, (devenu un standard de son répertoire et demeure, aujourd'hui encore, une de ses plus célèbres chansons), Balavoine lucide et amer, chante les ambitions et les craintes d'un artiste en devenir. Il évoque la fulgurance du succès d'un nouveau venu dans le monde de la chanson, « J'me présente/je m'appelle Henri, [...], j'suis chanteur, je chante pour mes copains », qui adulé du public et reconnu par les médias donne « des concerts de cent mille personnes, où même le tout Paris s'étonne », puis passe au terme d'une longue carrière du statut d'idole à celui de vieux chanteur jugé ringard par la jeune génération « les nouvelles de l'école, [...], brûleront mon auréole, saliront mon passé » et s'achève, après l'abandon de toute illusion et le désamour du public, par : « J'veux mourir malheureux / pour ne rien regretter »[7]. Extraits du même album, Les oiseaux et Lucie sont aussi des hits.

     

    Cette double réussite, quasi-simultanée, fait passer Daniel Balavoine de simple inconnu au statut de vedette en devenir, ce qui, par la même occasion lui permet de renouveler sereinement son contrat chez Barclay.

     

    Du 10 avril au 3 mai 1979 Starmania est joué au Palais des congrès de Paris, où cent mille personnes au total assistent au spectacle. La distribution, outre Daniel, se compose de France Gall, Fabienne Thibeault, Étienne Chicot, Diane Dufresne, Nanette Workman pour ne citer qu'eux. Balavoine marque profondément cette production et cette participation accroit davantage sa notoriété en lui donnant une image de rebelle, voyou et tendre à la fois.

     

    Fort de cette expérience, il enregistre son quatrième album Face amour / Face amère, qui sort en octobre 1979. Le disque se vend moins bien que le précédent, souffrant des ventes de ce dernier qui sont encore très importantes[réf. nécessaire]. Le disque comprend notamment : Love Linda, dédié à sa nouvelle compagne Linda Lecomte, Rougeagèvre, Ces petits riens une douce balade pop et Me laisse pas m'en aller dont la construction musicale rappelle celle du Chanteur. Sans réel tube, le disque est moyennement accueilli par le public, tout en étant salué par la critique qui lui décerne le prix Raoul-Breton[8]. À Lille au Macumba, au mois de novembre il donne le premier concert à son nom


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  • Pour assurer le quotidien, Balavoine trouve un emploi de disquaire mais ne renonce pas pour autant à la musique. En 1973 la maison de disques Vogue le rappelle et l'encourage à entamer une carrière solo. Le 45 tours Viens vite sort mais obtient à peine plus de succès qu'à l'époque de Présence. Il gardera un mauvais souvenir de cette période en raison des exigences du directeur artistique[2]. Accompagné de son frère Guy, Daniel, ayant quitté Vogue, devient alors choriste. La même année, ils sont engagés dans l'opéra-rock La Révolution française de Claude-Michel Schönberg.

     

    À la même période, Patrick Juvet prépare son passage à l'Olympia et recherche un choriste avec une haute tessiture. Contacté par sa productrice, Daniel est engagé et entame avec l'artiste une tournée au cours de l'année 1974. Daniel Balavoine lui compose une chanson Couleurs d'automne pour son prochain album intitulé Chrysalide ; Patrick Juvet, généreux, la lui laisse chanter. Le disque sort chez Barclay. C'est d'ailleurs pendant cet enregistrement que Daniel fait la connaissance d'Andy Scott, ingénieur du son qui ne le quittera plus. Séduit par la voix de Balavoine, Léo Missir, vice-président et directeur artistique de Barclay, lui fait signer sur le champ un contrat de trois albums. Leur collaboration durera bien au-delà.

     

    Le premier 33 tours de Daniel Balavoine sort en mars 1975 et s'intitule De vous à elle en passant par moi. Aucun titre ne se démarque clairement, l'album ne rencontre pas le succès.

     

    Peu avant il croise la route de Catherine Ferry dont il tombe amoureux. Il devient par ailleurs le pygmalion de la jeune femme[4]. Elle est choisie pour représenter la France à l'Eurovision en 1976 et termine deuxième. Les frères Balavoine chantent les chœurs. Daniel écrira la majeure partie des futures chansons de Catherine Ferry.

     

    Au cours d'un voyage en Pologne, Balavoine, heurté par le climat politique ambiant, imagine un album-concept autour du mur de Berlin. Intitulé Les Aventures de Simon et Gunther..., le disque sort en avril 1977. Malgré le succès d'estime obtenu, les ventes restent faibles et Eddie Barclay s'impatiente des non-résultats du chanteur et fait savoir à Léo Missir que le prochain album sera décisif.

     

    Entre-temps Michel Berger, qui est en passe d'achever la composition de l'opéra-rock Starmania, cherche un chanteur pour interpréter le rôle de Johnny Rockfort. Impressionné par une prestation de Balavoine qui interprète à la télévision Lady Marlène, (l'unique titre du dernier album ayant réussi à percer), il l'embauche. Dès lors débute entre eux une grande et fraternelle amitié


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  • Il débute chanteur de bal et se produit à Pau en interprétant Bob Dylan. Intégrant successivement les éphémères groupes de rock Réveil, Shake's puis Purple Eruption, il acquiert ainsi une petite notoriété locale.

     

    En 1971 il décide de monter à Paris avec ses amis une première fois. Mais de retour à Pau, il est contacté par le groupe Présence, dont le chanteur vient de partir. De nouveau sur Paris, il passe une audition au cours de laquelle un autre jeune chanteur, du nom de Laurent Voulzy, concourt. Balavoine est retenu et commence à côtoyer les studios. Un premier 45 tours oscillant entre hard rock et slow sort chez Vogue, il ne s'en vendra que 247 exemplaires. Malgré l'échec de ce disque, Présence se produit un peu partout en France[3]. Entre temps, il se mariera avec une jeune Polonaise, Dominique Shroo, mais le divorce sera vite prononcé.

     

    En 1972, le groupe signe chez Warner Bros et Balavoine le quitte[2].


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